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Les troubles du spectre de l’autisme (TSA) englobent une diversité de profils légers, modérés ou sévères. Deux personnes autistes n’ont donc pas les mêmes facultés et ne vont pas éprouver les mêmes besoins sur les plans cognitif, sensoriel et social. Aussi, recommande-t-on un apprentissage individualisé des relations sociales et de la gestion des émotions, ainsi qu’un soutien pluridisciplinaire. Les mécanismes de régulation, les envies et la motivation interne de la personne autiste doivent être pris en compte. Pour mettre en confiance la personne, chaque membre de l’équipe (éducateur, psychologue, logopède, kinésithérapeute...) veillera à adapter son attitude comme par exemple, moduler sa voix, ses gestes, son regard et sa proximité. Il existe plusieurs méthodes pour accompagner les personnes autistes dans leur quotidien mais aussi dans les difficultés qu’elles rencontrent.
Cette fiche présente différentes méthodes d'accompagnement et d'intervention possibles pour soutenir les personnes autistes dans leur quotidien et leurs défis. A chacun le soin de choisir la ou les méthodes qui conviendront au mieux à la sensibilité de son enfant.
Auteur : Matthieu Lancelot - personne autiste, traducteur, rédacteur Web et conférencier.
Méthode TEACCH
Cette méthode consiste à structurer l’espace et les activités avec des images, des photos ou des mots (ex. crayon sur la boîte à crayons) et un emploi du temps visuel. Les espaces de travail sont épurés pour limiter les distractions, en raison de la pensée en détail, du langage littéral, des difficultés dans la cohérence centrale et la généralisation, mais aussi en raison de leurs facilités dans l’apprentissage visuel, leurs besoins de rituels et leur anxiété face aux obstacles.
L’analyse de l’activité consiste à décomposer une action complexe en une série d’actions ou de gestes simples. Images, photos, mots, scripts (ex. scénarios sociaux), imitations de gestes en face à face ou dans une vidéo (ex. pour s’habiller ou se brosser les dents) incitent à reproduire l’action montrée. Cela prend toutefois du temps de généraliser ces apprentissages pour avoir des relations spontanées.
🔗 Pour plus d’informations : TEACCH Autism Program – University of North Carolina
PECS – Communication alternative et augmentée
La communication par échange d’images (Picture exchange communication system, PECS) encourage la personne à pointer ou échanger des pictogrammes associés à ses besoins (ex. alimentaires ou récréatifs). Ils peuvent être affichés sur des panneaux dans la salle à manger, la cuisine, près de la salle de bain et des chambres. Des pictogrammes peuvent être téléchargés depuis des sites d’associations pour l’autisme.
🔗 Exemple d’outil de pictogrammes : ARASAAC – Centre Aragonais de Communication Augmentative et Alternative
Cette méthode peut être enseignée par un professionnel certifié. En France et en Belgique, les formations sont proposées par Pyramid PECS, organisme officiel de formation PECS.
🔗 Plus d’infos sur les formations officielles : Pyramid Educational Consultants – PECS
Des ordinateurs, des tablettes et des smartphones peuvent servir à apprendre de façon ludique ou communiquer par écrit en cas de difficulté avec l’oral. Il existe également des applications qui permettent aux enfants autistes de travailler les apprentissages, la communication et l’autonomie.
🔗 Exemple d’application recommandée : PECSTalktm
Thérapie par l’affinité (Affinity therapy)
Qui n’a jamais connu la fascination pour Walt Disney, Harry Potter, Star Wars, Super Mario, les chansons d’Anne Sylvestre ou d’Henri Dès ’est dans la passion d’un jeune autiste pour les dessins animé’est apparue la thérapie par affinité () à l’initiative du père d’Owen, Ron Suskind. Dans le cas d’Owen, les textes appris par cœur vont devenir un véritable moteur dans l’apprentissage des mots et des interactions, grâce notamment à l’art de rendre
une histoire vivante. Lauréat du prix Pulitzer, Ron Suskind est l’auteur du livre « Une vie animée : Le destin inouï d'un enfant autiste »
Méthode Denver (Early Start Denver Model, ESDM)
Il s’agit de stimuler l’initiative sociale par le jeu et les intérêts de l'enfant dans des routines sociales et sensorielles (ex. jeu de cache-cache, chatouilles). L’intervenant prend le temps d’apprivoiser l’enfant, respecte ses initiatives et ses peurs, propose des activités non directives et des mots ou des renforçateurs externes, des activités dirigées et des supports visuels. Des activités collectives (sportives, artistiques ou ludiques) sont également possibles (ex. construire un château). Ces interventions médiatisées par un pair permettent à un enfant autiste d’interagir de manière spontanée et volontaire avec ses ressources au contact d’un enfant non autiste.
L’enseignement « incident » part d’une initiative de l’enfant : s’il veut boire un verre et se rend dans la cuisine vers une personne en montrant la bouteille à attraper sur un meuble haut, il peut essayer de dire un mot ou pointer un pictogramme (ex. « boire »). Le milieu amélioré d’enseignement consiste à intégrer des jouets choisis par l’enfant dans la conversation et le jeu. L’enfant est invité à demander le jouet verbalement ; les objets sont cités, pointés et mis en scène. Cela favorise l’attention conjointe et l’apprentissage des mots.
Floor-time
Cette méthode vise à développer les capacités relationnelles, affectives et symboliques, ainsi que l’initiative de l’enfant avec des jeux au sol (angl. floor). L’intervenant comprend ses difficultés avec l’échange et les émotions, tout en le guidant vers un jeu de rôle. Images, dessins, pointage, paroles et figurines aident à inventer une histoire et d’assimiler des concepts abstraits, comme l’amitié, la justice et le sens du devoir.
La thérapie au sol se concentre sur la création de liens émotionnels et vise à rencontrer l’enfant autiste à son niveau de développement pour développer ses compétences de base.
SCERTS
Cette méthode fondée sur la communication sociale, vise à se sentir plus confiant.e et spontané dans les interactions par les routines et le jeu. La communication alternative et augmentée peut-être employée. L’enfant régule ses émotions, se familiarise avec des changements imprévus, se protège d’une agression sensorielle (ex. le bruit). Un entraînement aux réponses pivots peut stimuler la motivation (ex. choix d’activités et d’objets, difficulté alternée), l’autogestion et l’initiative dans les échanges. Si l’on peut allonger peu à peu le temps entre la question et la réponse en cas de problèmes de compréhension verbale, l’enfant peut mieux apprendre à gérer les situations par lui-même en n’étant pas aidé trop vite ou tout le temps.
Son-Rise (3i)
Le parent ou un intervenant suit l’enfant dans un jeu de 40 heures par semaine en moyenne. L’enfant doit laisser libre cours à ses mouvements et activités. Les regards, les contacts et les sentiments sont verbalisés par l’intervenant.
L’Analyse appliquée du comportement (Applied Behavior Analysis, ABA) vise à diminuer les comportements hors-normes et augmenter les comportements jugés désirables. Théoriquement, elle est à utiliser à raison de 40 heures par semaine en moyenne et il est recommandé que celle-ci soit pratiquée par des professionnels, des thérapeutes certifiés (RBT) ou (IBT) supervisés par des Analystes du comportement BCBA ou IBAO.
Le principe de base repose sur une séquence comportementale classique : Ordre → Réponse → Guidance (verbale, gestuelle ou physique) → Conséquence (récompense ou sanction).
Aujourd’hui, bien que s’appuyant toujours sur la dichotomie, comportement valorisé / comportement non valorisé, on parlera d’une contingence à 4 termes :
Mo (Motivation) → Sd (Cotexte) →R (Comportement)→ Sr (Conséquence : renforcement positif/négatif, punition positive/négative, extinction)
Ex. J’ai envie d’un café (Mo)→ je vois une machine à café (Sd) →je mets des pièces dans la machine (R)→ le café sort (Sr+)
Cette contingence est appliquée pour enseigner des habiletés à partir de la motivation de la personne. En effet, s’il n’y a pas de motivation, il n’y a pas d’apprentissage.
L’ABA fait partie des sciences appliquées du comportement. Elle est basée sur les principes et les procédures d’apprentissage de l’analyse du comportement afin favoriser l’acquisition les comportements jugés socialement significatifs : les habilités et les compétences nécessaires qui permettent à un individu d’être partie d’une communité.
Plus en détail, les compétences de langage et communication (habileté sociales, cognitives et académiques), les autonomies personnelles (domestique et la recherche d’un travail), la compétence d’imitation motrice (apprendre à jouer, apprendre un métier).
Le processus d’apprentissage, en fait, commence par le ‘pairing’ pour initier la construction d’une relation de confiance. Ensuite l’ABA utilise des procédures de guidance et façonnage comme le ‘prompting’ et ‘fading’, ‘shaping’ et ‘chaining’, pour permettre à l’enfant d’apprendre une certaine compétence
L’ABA verbal se pratique à la maison ou dehors. Par exemple, si l’on répète le mot « gâteau » en le montrant, l’enfant apprend à l’utiliser pour demander cet objet. Il convient de récompenser aussi bien les tentatives que les réponses attendues et de recourir à des gratifications variées et naturelles.
Le renforcement positif est naturel quand il a un lien avec le comportement (ex. jouer avec un ballon après avoir dit ballon) ou artificiel quand il n’en a pas (ex. une sucrerie).
Il existe différents types de renforcements, qui dépendent de la relation entre le comportement et ses conséquences. Le renforcement négatif est la suppression contingente d’un stimulus/évènement qui augmente ou maintien la fréquence du comportement. Il est un principe utilisé pour enseigner l’autosuffisance. Par exemple, j’ai les mains sales, je les lave ; J’ai mal à la tête, je prends le médicament.
L’extinction est le processus pour lequel la non-délivrance du renforçateur qui avait maintenu le comportement jusqu’alors, provoque l’extinction du comportement. De plus, pour être efficace, l’extinction doit être accompagnée de l’enseignement d’une autre compétence ayant la même fonction de celle qui a provoqué le comportement défi.
Ex. John n’est pas verbale et tape sur le frigo à chaque fois qu’il veut un yaourt. L’extinction consiste à ne plus ouvrir le frigo et à ne pas donner le yaourt quand il tape et en même temps on apprendra à John un comportement alternatif à taper qui sera de demander avec l’image du yaourt.
"Les 4 piliers de notre code éthique sont : Benefit others ; Treat others with compassion dignity and respect ; Behave with integrity ; Ensure their competence."
La section ci-dessus a fait l’objet d’une réécriture partielle avec l’aide de Erica Bizzarri, pédagogue et analyste du comportement certifiée BCBA et Eleonora Grandi, psychothérapeute et analyste du comportement.
La psychanalyse appliquée en Institution considère que chaque individu (appelé ‘sujet’) est singulier et prend appui sur une dynamique relationnelle entre le bénéficiaire et l’intervenant. Le partage de la vie quotidienne et les ateliers permettent d’observer et d’écouter ce qui anime le sujet, ce qui fonde son monde, ses objets de prédilection, ses îlots de compétence mais également ses difficultés. Des réunions régulières se tiennent entre les intervenants pour échanger sur leurs observations et partager leurs moments de rencontre afin de tenter d’en dégager des pistes de travail toujours singulières. Ils seront attentifs au moindre détail qui pourrait constituer un point d’appui pour le sujet et lui permettre un tant soit peu, d’entrer dans le lien social. Sur base de ces repérages élaborés à plusieurs en réunion, l’intervenant tentera de se faire partenaire du sujet grâce à des inventions et interventions toujours novatrices qui permettront à certains d’entrer dans le langage, à d’autres de développer leurs intérêts particuliers ou encore leur autonomie dans le rapport à leurs pairs.
A la différence des protocoles et techniques rééducatives stéréotypées, cette approche fonctionne au cas par cas et réinvente constamment sa pratique. Il s’agit davantage d’une éthique que d’une technique, basée sur un dialogue entre le savoir, l'expérience clinique des praticiens, le savoir des parents, le corpus psychanalytique, ainsi que les valeurs et idéologies de la société.
ABA Online. (s.d.). Analyse Appliquée du Comportement (ABA). https://www.aba-online.fr/
Autisme Info Service. (s.d.). Solutions et outils pour vivre l’autisme au quotidien. https://www.autismeinfoservice.fr/accompagner/solutions-formations-equipements/solutions-outils-numeriques
Deux minutes pour mieux vivre l'autisme. (s.d.). Construire un scénario social. https://deux-minutes-pour.org/video/construire-un-scenario-social/
Hop’Toys. (2016, 24 mai). Connaissez-vous l’ABA/VB ?. https://www.bloghoptoys.fr/connaissez-laba-vb
Hop’Toys. (2016, 24 mai). Ressources. https://www.bloghoptoys.fr/documents-a-telecharger
Ikigaï. (s.d.). Des outils pour apprendre les soft skills et développer ses habiletés sociales. https://www.association-ikigai.org/la-boite-a-outils-soft-skills-habiletes-sociales
Mascret D. (2015, 10 mars). L’"affinity therapy", une approche des autistes fondée sur leurs passions. Le Figaro Santé. https://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/03/10/23494-laffinity-therapy-approche-autistes-fondee-sur-leurs-passions
Oséo Formation. (2022, 15 octobre). Inspiration : Le Video Modelling. https://www.oseoformation.fr/post/inspiration-formateur-le-vid%C3%A9omodeling
Quelque chose à dire à l'enfant autiste. Pratique à plusieurs à l'Antenne 110, Collectif dir. Bruno de Halleux, Éditions Michèle, Coll. Je est un autre (2011). https://www.antenne110.be/
Réseau Lucioles. (2015, 15 octobre). Programme TEACCH. https://www.reseau-lucioles.org/wp-content/uploads/2006/03/FT_Programme_TEACCH.pdf
The SCERTS® Model. (2024). Learn more about The SCERTS® Model. https://scerts.com/
Young Minds. (2023, 6 février). Autism and friendship: A letter to my younger self. https://www.youngminds.org.uk/young-person/blog/autism-and-friendship-a-letter-to-my-younger-self/